2 nov. 2015

Hazy days


Hello, 

 Singapour traverse un épisode de pollution intense depuis 2 mois (depuis que je suis rentrée de France finalement). Au début, je ne pensais pas que cela allait durer. Sachant que septembre coïncide avec l’arrivée de la saison des pluies (ici), qui dit pluie dit humidité, qui dit humidité dit pas de feu et donc pas de fumée (jusque-là le raisonnement est facile). Et bien je me suis trompée !  Voilà quasiment 2 mois que je n’ai pas vu le soleil (j’ai réussi à partir un weekend pour m’échapper), et que tout est couvert d’un brouillard gris/blanc. 

Le haze n’est pas quelque chose qui est médiatisé en Europe, alors je me suis dit que j’allais vous donner quelques explications et mettre des photos pour vous montrer de quoi je parle. 

Le haze est une pollution atmosphérique causée par les fumées de la déforestation et de la culture sur brulis ; des pratiques très répandues en Indonésie (Sumatra et Borneo surtout) bien qu’interdites. Les producteurs d’huile de palme (nutella me voilà) brulent leurs terres et la foret pour agrandir leurs cultures. Pour ne rien arranger, les vents rabattent les fumées vers la Malaisie, Singapour, voire même en  Thailande. C’est toute l’Asie du Sud Est qui touchée ! 
Depuis que je suis ici, j’avais entendu  parler du haze mais cela restait (à mes yeux) un peu de brume rien de plus. Alors que tous les ans l’Indonésie brule ses forêts. Actuellement c’est devenu inévitable. Je me lève haze, je mange du haze, je vois du haze, je rêve haze (enfin non quand même). C’est une fumée omniprésente, très opaque et qui passée un certain seul empêche de vivre normalement. 

Le taux de pollution se mesure en PSI (lire « Pi », « S », « Aie »), c’est-à-dire le nombre de particules en suspension dans l’air. A Singapour (comme en France je crois), la valeur est donnée en PM 2.5 (comprendre les particules dont le diamètre est inférieur à  2.5 micromètres, ou particules fines).
Il y a différents niveaux pour ce taux: « good – de 0 à 50  » « moderate – de  50 à 100 »  « unhealthy –  de 100 à 200 » « very unhealthy - de  200 à 300  » « hazardous – si plus de 300».
Depuis 2 mois (donc) la qualité de l’air se situe entre « unhealthy » et « very unhealthy ». Le ressenti varie énormément  en fonction des jours (sans doute que l’on s’y fait aussi - le maximum atteint a été autour de 450 – yeux qui piquent, gorge qui gratte, etc). Une journée le haze va s’estomper, le lendemain il sera revenu de plus belle…. J’évite de rester trop longtemps dehors, je vis les fenêtres et les portes fermées (cela protège un peu) et j’ai un masque que j’essaye de porter (ce n’est vraiment pas agréable).

J’ai hâte qu’il pleuve. 
Je vous mets des photos prises depuis chez moi avec mon portable, et cet article très intéressant qui montre Singapour avec et sans haze (article ici)!

Pour infos : certaines régions d’Indonésie ont atteint des taux proches de 3000 !


La carte des vents montrant le placement du nuage (source


La vue de chez moi avec et sans haze


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5 août 2015

Singapour a 50 ans !


Ce weekend Singapour à 50 ans, mais je serai en France avec des amis, et c’est tout aussi bien :) Les 50 ans de Singapour, j’en entends parler depuis l’année dernière, et il est vrai que c’est un peu la folie ! 

Deux jours sont fériés au lieu d’un seul, un stade a été construit pour l’occasion, il y a des drapeaux singapouriens sur (presque) tous les immeubles, une remise sur les impôts a été faite et toute la ville est vêtue de blanc et rouge,  couleurs  qui la caractérisent. 

Pour préparer le défilé qui aura lieu dimanche 9 août (date à retenir), il y a des répétitions tous les weekends depuis un mois (voire plus). Quand je dis répétitions, c’est-à-dire qu’il est possible d’acheter des tickets pour accéder au stade où a lieu la parade, toute l’armée défile (chars inclus), les avions passent en formation et un feu d’artifice clos la journée. Dimanche tout le monde va être habillé en rouge et blanc (c’est d’ailleurs  déjà le cas pour certains au bureau aujourd’hui). C’est aussi que les magasins de vêtements vendent des t-shirts I <3 SG ou des polos à l’effigie du lion, en rouge et blanc bien entendu (Bayonne nous voilà…).

Pour en revenir à samedi dernier, on s’est retrouvé entre français  (pour l’apéro) dans un lieu où l’on voyait la ville et les avions. A partir de 18h les avions défilaient au-dessus de nous, puis il y avait un feu d’artifices à 21h (le soleil étant couché depuis belle lurette). Tout comme dimanche mais le monde en moins !





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30 juil. 2015

Pulau Rawa



Un weekend en Malaisie pour le départ d'un ami de Singapour. Ce n'est pas souvent que de tels weekends sont organisés : réussir à partir à 30 n'est jamais facile.

Rawa est une ile au Sud Est de la Malaisie qui est accessible depuis Singapour en voiture (finalement il y en a pas tant que cela des endroits accessibles par la terre ). Pour y aller cela parait simple, 3h de route 30 mins de bateau et c’est parti les amis!
 
 En pratique c’est un peu diffèrent, il faut commencer par le passage de la frontière. C’est déjà tout une expérience ! La frontière singapourienne suivie d’un no man’s land (embouteillé) puis passage de la frontière malaise …  il y a du monde partout, surtout le vendredi soir et ça peut rapidement devenir un enfer. Deuxième étape, le trajet jusqu’à Mersing entre les palmiers (huile de palme nous voilà), la conduite malaise est assez sportive (dira-t-on) et il faut avoir le cœur bien accroché. Ajouter à cela un camion au milieu de la route, et conduite sur le bas-côté.  Pour corser le tout, le dernier bateau est à 22h sinon il faut attendre le lendemain 4h. La marée n’attend pas comme chacun sait. Un taxi sur les quatre partis n’aura pas le bateau ; je vous rassure pas moi, j’étais dans celui à la conduite sportive (chacun son problème).

La suite du weekend est fort heureusement bien plus sympathique entre soirées, buffets gargantuesques (poisson grillé – miam !), tour en catamaran et farniente sur la plage.

Pour les informations pratiques :
-    Il n’y a que deux hôtels sur l’ile. Je n’ai testé que le Alang Rawa, qui est tout de même bien chouette. A  noter que les enfants ne sont pas autorisés le weekend (hehe). Ils proposent un package tout inclus sauf pour l’alcool (attention cela peut faire mal à la tête).
-   Transport Mersing/Singapour : transport proposé par l'hôtel directement













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Bagan - Birmanie #2



Je ne sais pas si je vais réussir un jour à finir ma série d’articles sur la Birmanie, et tellement de choses qui se sont passées depuis… Je prends beaucoup trop de retard ! 

Après Yangon, la deuxième étape du séjour était à Bagan avec ses 1001 temples, pagodes et stupas.
Arrivée avec le bus de nuit à 5h du matin, il est tôt, il fait nuit, et il fait froid. Oui oui, il peut faire froid en Birmanie. Le guide indique la gare routière en centre-ville, alors que celle-ci a été déplacée à 5kms de là. Pas forcément évident à 5h du matin. 

Pour se loger à Bagan, trois options : New Bagan (ville récente qui a été construite lorsque la junte a décidé de virer les locaux du site touristique, pas grand-chose, quelques restaurants décevants et vendeurs de laques), Old Bagan (hôtels chics et chers mais avec piscine) ou Nyaung Oo (c’est là qu’il y a le plus d’activité et la plupart des restaurants).
Nous prenons le premier hôtel du guide à Nyaung Oo, et cela ira bien (finalement on a changé pour un endroit plus propre – hehe). 

Le site peut être parcouru en e-bike, vélo ou calèche. On nous a conseillé de prendre des e-bikes pour aller plus vite d’un temple à l’autre. Le premier jour, ce sera donc notre moyen de locomotion (c’est grosso modo un scooter électrique, il suffit de tourner la poignée du guidon pour avancer – mes débuts sont assez aléatoires). A noter tout de même que la batterie ne tient forcément toute la journée et il faut alors essayer de pédaler sur cet engin qui n’est pas fait pour (ça sent le vécu).  












Nous passons la première journée à explorer, découvrir, visiter des pagodes, des temples et des stupas (alors je n’ai toujours pas compris qui est quoi mais tous sont jolis). Pour le déjeuner, nous avons la bonne idée de nous arrêter dans un restaurant « typique birman »! Alors vraiment je ne voulais pas croire les personnes qui m’avaient dit que la nourriture birmane n’était pas très fameuse, et j’ai voulu essayer (téméraire). Le buffet birman est composé d’une quinzaine de petits plats … bilan le riz n’était pas mauvais quoique un peu froid. Le reste des plats en sauce qui avaient un gout de poulailler - infect. Comme ça s’est dit. Grosse déception. En Birmanie on ne mange pas birman ! 
 





C’est toute une atmosphère qui se dégage de Bagan, des temples à perte de vue, une terre rouge et une végétation basse. Le matin il fait frais puis une fois le soleil levé la chaleur devient accablante. A partir de 16h la lumière change et les ombres se dessinent jusqu’au coucher du soleil.
Le site est magnifique et il faut prendre le temps de l’explorer, de se perdre dans les chemins de sable et les champs. Nous avons pris des vélos, pour les deux autres jours, qui permettent de profiter beaucoup plus de l’ambiance et qui se calent parfaitement dans le paysage. 

J’ai adoré le lever du soleil. On se lève alors qu’il fait encore nuit, et on enfourche les vélos dans le jour levant pour grimper sur une des pagodes. Puis on est là, à regarder l’horizon et à attendre que le soleil sorte. Et soudain la magie opère. Des énormes montgolfières se mettent à pousser de partout, le soleil arrive, les montgolfières s’envolent. C’est juste incroyable et magnifique ! 




























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