
Hello,
Singapour traverse un épisode de pollution intense depuis
2 mois (depuis que je suis rentrée de France finalement). Au début, je ne
pensais pas que cela allait durer. Sachant que septembre coïncide avec l’arrivée
de la saison des pluies (ici), qui dit pluie dit humidité, qui dit humidité dit
pas de feu et donc pas de fumée (jusque-là le raisonnement est facile). Et bien
je me suis trompée ! Voilà
quasiment 2 mois que je n’ai pas vu le soleil (j’ai réussi à partir un weekend pour
m’échapper), et que tout est couvert d’un brouillard gris/blanc.
Le haze n’est pas quelque chose qui est médiatisé en
Europe, alors je me suis dit que j’allais vous donner quelques explications et
mettre des photos pour vous montrer de quoi je parle.
Le haze est une pollution atmosphérique causée par les fumées
de la déforestation et de la culture sur brulis ; des pratiques très répandues
en Indonésie (Sumatra et Borneo surtout) bien qu’interdites. Les producteurs d’huile
de palme (nutella me voilà) brulent leurs terres et la foret pour agrandir leurs
cultures. Pour ne rien arranger, les vents rabattent les fumées vers la
Malaisie, Singapour, voire même en Thailande. C’est toute l’Asie du Sud Est qui touchée !
Depuis que je suis ici, j’avais entendu parler du haze mais cela restait (à mes yeux) un
peu de brume rien de plus. Alors que tous les ans l’Indonésie brule ses forêts.
Actuellement c’est devenu inévitable. Je me lève haze, je mange du haze, je
vois du haze, je rêve haze (enfin non quand même). C’est une fumée omniprésente,
très opaque et qui passée un certain seul empêche de vivre normalement.
Le taux de pollution se mesure en PSI (lire « Pi »,
« S », « Aie »), c’est-à-dire le nombre de particules en
suspension dans l’air. A Singapour (comme en France je crois), la valeur est
donnée en PM 2.5 (comprendre les particules dont le diamètre est inférieur
à 2.5 micromètres, ou particules fines).
Il y a différents niveaux pour ce taux: « good – de 0 à 50 » « moderate – de 50 à 100 » « unhealthy – de 100 à 200 » « very unhealthy - de 200 à 300 » « hazardous – si plus de 300».
Depuis 2 mois (donc) la qualité de l’air se situe entre « unhealthy » et « very unhealthy ». Le ressenti varie énormément en fonction des jours (sans doute que l’on s’y fait aussi - le maximum atteint a été autour de 450 – yeux qui piquent, gorge qui gratte, etc). Une journée le haze va s’estomper, le lendemain il sera revenu de plus belle…. J’évite de rester trop longtemps dehors, je vis les fenêtres et les portes fermées (cela protège un peu) et j’ai un masque que j’essaye de porter (ce n’est vraiment pas agréable).
Il y a différents niveaux pour ce taux: « good – de 0 à 50 » « moderate – de 50 à 100 » « unhealthy – de 100 à 200 » « very unhealthy - de 200 à 300 » « hazardous – si plus de 300».
Depuis 2 mois (donc) la qualité de l’air se situe entre « unhealthy » et « very unhealthy ». Le ressenti varie énormément en fonction des jours (sans doute que l’on s’y fait aussi - le maximum atteint a été autour de 450 – yeux qui piquent, gorge qui gratte, etc). Une journée le haze va s’estomper, le lendemain il sera revenu de plus belle…. J’évite de rester trop longtemps dehors, je vis les fenêtres et les portes fermées (cela protège un peu) et j’ai un masque que j’essaye de porter (ce n’est vraiment pas agréable).
J’ai hâte qu’il pleuve.
Je vous mets des photos prises depuis chez moi avec mon
portable, et cet article très intéressant qui montre Singapour avec et sans
haze (article ici)!
Pour
infos : certaines régions d’Indonésie ont atteint des taux proches de 3000 !

La vue de chez moi avec et sans haze
Textes et photos - Moi. Tous droits réservés Marine se balade.
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