3 jours de trek au Rinjani
- weekend de Paques 2015
Je n'avais pas vraiment réalisé
que le weekend dernier c'était déjà Paques, et que j'aurais pu rester calmement
à chercher des poules en chocolat sur ma terrasse ... non, au lieu de cela je
suis partie faire 3 jours de trek en Indonésie. Et je dois dire que je ne le
regrette pas, mes genoux peut être un peu :)
Avec trois amis nous avons décidé
d’aller faire l’ascension du Mont Rinjani. C’est un volcan situé sur
l’ile de Lombok (à l’est de Bali – j’espère ne pas vous avoir déjà perdu), qui fait partie des 150 volcans d’Indonésie et dont
la dernière éruption remonte à 2004. Son sommet culmine à 3726m. Cette dernière
information a de l’importance, car monter / descendre, c’est ce que nous avons
fait tout le weekend !!
Départ de Singapour le jeudi
après-midi, nous avons pris un premier avion jusqu’à Jakarta, puis un avion
jusqu’à Lombok, pour finir avec deux heures de route jusqu’à notre hôtel.
Arrivée vers minuit, pour un réveil à 6h … j’ai déjà fait mieux en termes de
nuit reposante. Mais j’étais tellement contente de pouvoir faire ce trek que
cela n’était finalement pas grave.
1er JOUR
Réveil à l’aube, nous faisons la
connaissance de notre guide, ADI. Nous avons aussi 4 porteurs à notre
disposition. Ils prennent avec eux toute la nourriture et le matériel nécessaires
pour les trois jours de trek.
Apres nous être enregistrés au « Rinjani trek center », l’ascension peut commencer. La matinée, nous marchons au soleil sur un terrain relativement plat. Il fait chaud mais rien de difficile. Pause déjeuner. Puis nous repartons, le terrain devient plus pentu et il faut faire plus de pauses. Nous nous enfonçons dans la jungle et dans les nuages, ce qui permet de profiter d’un peu d’air frais … voire même de devoir sortir les k-ways. C’est agréable !
Apres nous être enregistrés au « Rinjani trek center », l’ascension peut commencer. La matinée, nous marchons au soleil sur un terrain relativement plat. Il fait chaud mais rien de difficile. Pause déjeuner. Puis nous repartons, le terrain devient plus pentu et il faut faire plus de pauses. Nous nous enfonçons dans la jungle et dans les nuages, ce qui permet de profiter d’un peu d’air frais … voire même de devoir sortir les k-ways. C’est agréable !
Si cela peut vous rassurer, nous
ne sommes pas seuls perdus dans la jungle au milieu de l’Indonésie. Il y
a au moins une centaine d’autres touristes avec nous, et autant de guides et de
porteurs. L’ambiance est plutôt bonne enfant, tout le monde s’encourage.
Le campement pour le soir est à
2600 m (et des brouettes) d’altitude, tout le monde dort au même endroit. C’est
très drôle de voir tout cet alignement de tentes, toujours plus nombreuses au
fur et à mesure que la nuit approche. Nous sommes littéralement la tête dans
les nuages.
Premier soir extinction des feux à
20h.
2ème JOUR
La deuxième journée commence à 2h
du matin (oui oui en pleine nuit) pour l’ascension finale du Rinjani. Le sommet
est à 3726m, et il faut « essayer » de l’atteindre avant le lever du
Soleil. La nuit est calme, la lune est pleine, les étoiles brillent … c’est
assez poétique. Même le sommet ne parait pas si loin (haha le piège). Nous
sommes tous équipés de lampe frontale (la bonne idée), k-way, polaire, bonnet,
et autres multiples couches. On est en Indonesie mais il peut faire (très)
froid.
La première partie de la montée se fait dans des anciennes coulées de
lave, et ça glisse. J’applique la technique de « je plante mes ongles dans
le sol et je me plaque le plus possible », ça ne marche pas trop mal.
Agripper la cheville de la personne devant est une autre stratégie possible.
Ensuite, nous arrivons à une partie plus plate depuis laquelle nous apercevons
les deux versants : lac et montagne.
La troisième partie est la plus
longue et la plus ardue. De là où nous sommes, nous pensons voir le sommet. C’est
là le piège, le sommet est bien plus haut et la pente est bien plus pentue que
ce que je croyais ! Nous crapahutons sur une dune de cendres (froides
promis) sans en voir la fin. Ajouter à cela du vent et la pluie d’un orage … ce
n’est que du bonheur ! Heureusement nous sommes tous les quatre, à se soutenir
et s’encourager. Une barre de céréales et c’est reparti. (Pas de panique ADI
nous suit également).
Deux pas en avant, un pas en arrière,
une pause pour respirer, deux pas en avant, un pas en arrière, etc. In- ter
–minable ! Et puis soudain, les premières lueurs se font sentir, le vent
est glacé mais pas question de fléchir. Dernier effort pour parcourir les
derniers mètres, et c’est bon nous y sommes !!
C’est fou c’est dingue c’est
dingo nous l’avons fait 3726 m ! (je ne me suis pas encore assez répétée)
Le soleil qui se lève entre les
nuages, la lumière qui se montre sur le lac. On se serre dans les bras. Nous ne
sommes pas les premiers mais loin d’être les derniers. On se cache dans les
sacs de couchage parce qu’il fait vraiment vraiment froid. Séance photo au
sommet. C’est beau, d’un coté la mer de l’autre le lac, au loin le volcan de
Bali (Mount Agung pour les connaisseurs). Un arc en ciel fait son apparition,
et l’ombre du Rinjani se dessine. C’est incroyable et ça vaut toutes les
souffrances de la montée :).
La descente est assez longue mais
hautement plus facile que la montée, quoi que ça fait mal aux genoux. Nous
motivons les personnes qui montent toujours et que nos mines radieuses doivent décourager.
Finalement, il est plus facile de monter de nuit qu'une fois le jour levé.
Arrivée au campement, petit déjeuner
et pause rapide, il faut déjà repartir. Il est 8h du matin, la journée
commence. Au programme, descente jusqu’au lac, puis remontée jusqu’au 2eme campement. Le guide nous dit que le chemin est
facile … tout est une question de point de vue. Descente à flanc de montagne
dans les rochers. Pour nous petits Européens c’est dur, les Indonésiens
descendent en courant et en tongs. Nor-mal. Arrivée au lac pour le déjeuner. Des
locaux y pêchent des poissons ressemblant à des truites.
Nous partons ensuite nous baigner
dans des sources d’eau chaude. Petite pause qui fait du bien. Avant de repartir
pour la seconde montée de la journée . Nous
montons dans la jungle, dans les rochers. La vue se couvre et se dégage au gré des
nuages. C’est toujours aussi splendide. Une pause et on continue. Les arbres en
travers du chemin et les barrières branlantes ne sont pas suffisants pour nous arrêter.
Arrivée au campement (différent de la veille) vers 18h. La
tente est déjà montée. Quelques étirements et un bon repas plus tard, au dodo.
Il est 19h30 !
3ème JOUR
Réveil du 3ème jour,
le dernier. Vue sur le volcan, et pensée pour ceux qui ont passé la nuit à
grimper. Les courbatures sont arrivées et j’ai l’impression d’avoir des jambes
en bois. Jusque-là ça va. Les choses se corsent quand on se met en route et que
je me rends compte que le fait de plier mes genoux m’est insupportable. J’ai
l’impression que mes deux genoux se désaxent à chaque pas, comme une aiguille
qui viendrait se planter. C’est horrible. Sauf que nous sommes à 2600 m et que
le trek se termine à 600m d’altitude. Gé – nial, on est bien parti ! Hors
de question que je ne finisse pas ce trek. J’accepte que mes compagnons de
voyage me délestent de mon sac mais pas plus, j’ai ma fierté quand même... Chaque
pas est une souffrance, que le sol soit en pente, ou qu’il faille descendre une
marche (des lianes, des cailloux, etc ), j’ai mal.
A plusieurs reprises je pense
abandonner, mais mes amis sont là, me suivent, m’encouragent, me donnent la
main, font des blagues pour détendre l’atmosphère. Ils ont même essayé de me
porter (ma fierté les a empêché). Les gens nous doublent en courant. J’ai
l’impression d’être un boulet. C’est psychologiquement et physiquement dur. A
la pause déjeuner, un panneau indique l’arrivée dans 1km. La fin n’est plus très
loin … ouf ! Je suis sur les rotules (quel jeu de mot) mais je l’ai fait,
on l’a tous fait !
La fin du weekend s’achève dans
un superbe hôtel dans le sud de l’ile autour d’une bonne bière. Je ne peux plus
monter ou descendre les escaliers mais c’est fini !
NB 1 : Je remercie vraiment mes amis sans qui je serais sans doute encore là haut !
NB 2 : Après une semaine, plus aucune douleur dans les genoux et les jambes, tout est revenu normal. J’ai même repris la course.
Pour les informations pratiques :
- Nous sommes passés par John’s adventure, organisation, nourriture, guide – tout était très bien. On attend encore les t – shirts preuve de notre exploit ;)
- Et nous avons volé avec Garuda Indonesia – agréable découverte, personnel de bord très gentil et ils font parties de skyteam (Air France)
Textes et photos - Moi. Tous droits réservés Marine se balade.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire